L'un des premiers témoins de cette histoire, le
pasteur Serfass, écrivait, au début des
années 30, quand il n'y avait que 150000 habitants
à Casablanca et qu'il fallait 12 heures en avion pour
rallier Toulouse : " Comme il l'avait fait pour
l'Algérie et la Tunisie, [
] Le
Protestantisme s'est préoccupé, dès
après l'occupation de 1907, des Protestants
établis au Maroc. Dès le mois de mai 1908, des
pasteurs français sont venus en ce pays, d'abord
comme Aumôniers Militaires, pour jeter les bases de ce
qui est devenu depuis l'ÉGLISE REFORMEE EVANGELIQUE
FRANÇAISE AU MAROC. C'est à Casablanca,
naturellement, que s'est formé le premier noyau
ecclésiastique et qu'a été bâti
le premier Temple en 1919. Mais, dix ans auparavant, des
Services religieux protestants célébrés
en français avaient eu lieu dans la Chapelle Anglaise
du boulevard d'Anfa, et s'y sont continués
jusqu'à la construction d'une église
protestante française (85,.rue Dupleix, au quartier
alors presque désert de La Foncière). Le temple de Meknès en
1930 (rendu à l'Etat Marocain il y a 10
ans)
À partir de cette époque, l'organisation de
l'Eglise du Maroc s'est poursuivie par la création d'annexes
des deux principales paroisses (Casablanca et Fès).

Dans un deuxième temps, ces paroisses allaient devenir autonomes et permettre une organisation nationale. Ces communautés étaient celles de Rabat, Mazagan, Marrakech, Safi, Kénitra, Tanger, Meknès et Oujda.
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A l'époque où le pasteur Boegner posait des premières pierres... |
Dès le départ, cette Eglise présentait certaines spécificités qu'on retrouve encore aujourd'hui dont cette diversité qui fait notre richesse. Ch. Serfass écrivait : " En France, les diverses nuances du protestantisme ont formé chacune, des Unions d'Associations réunies sous l'égide de la Fédération Protestante de France. Mais les Eglises du type colonial ignorent en général ce compartimentage des Eglises métropolitaines en ce sens qu'elles groupent indistinctement tous les protestants français ou de langue française, quelle que soit leur Eglise d'origine. Seules quelques rares sectes se sont constituées en organismes à part ". |
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La suite de l'histoire est plus présente à nos mémoires. Il y a eu l'indépendance du Maroc, le départ des français, la constitution d'une Eglise indépendante, la fermeture de certains temples, puis l'arrivée des africains apportant avec eux la chance d'une nouvelle diversité pour cette Eglise toujours à la croisée des chemins, toujours fragile, toujours dépendante de Dieu seul. Une histoire, un présent il reste à construire un avenir, l'avenir... |
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